Pourquoi est-il nécessaire de replacer Dieu au centre de notre société ?
Pourquoi est-il nécessaire de replacer Dieu au centre de notre société ?
Dans son testament, Saint Louis écrivait entre autres :
“Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.”.
“Cher fils, je t’enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres”
“Et s’il advient qu’il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.”
“Cher fils, je t’enseigne que tu aies une solide intention que les deniers que tu dépenseras soient dépensés à bon usage et qu’ils soient levés justement.”
“Cher fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévoué à l’Église de Rome et à notre saint-père le pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel. “
Ces paroles sont les principes de base de la Foi et de la charité chrétienne. Dans le monde actuel, tous ces aspects ont été bafoués. Oubliant l’importance de Dieu, la société en a oublié toutes ces règles pourtant élémentaires pour un fonctionnement juste. Désormais, tout n'est que gestion économique. Naturellement, en voyant tout sous le prisme de la recherche absolue du profit, les puissants sont toujours plus privilégiés et les plus faibles sont toujours plus faibles.
Cette société productiviste détruit la planète. Pour enrichir les plus riches, il est indispensable de produire toujours plus sans se soucier de l'impact qu'ont nos actions sur l'environnement. Il est donc urgent de mettre fin à ce système pour rétablir l’égalité entre tous les citoyens. Sans ça, il sera impossible de modifier la société en profondeur, et par conséquent d’apporter à l'environnement la protection donc il a besoin.
Il n’y a qu’en replaçant Dieu au centre de tout qu’un changement durable et juste peut être mis en œuvre. En respectant les principes élémentaires de la Foi et de la charité chrétienne, tels ceux énoncés par saint Louis dans son testament, la base même de la société devient la recherche du bien commun. Ce changement est par définition bénéfique pour l'environnement. La vision souhaitant la fin du productivisme et de la surconsommation place en thème central la protection de la création divine qu'est la terre.
“Quand les hommes cessent de croire en Dieu, ce n’est pas qu’ils ne croient en rien, c’est qu’ils croient en tout.”
Cette citation de Gilbert Keith Chesterton définit bien les enjeux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. En voulant supprimer sa soumission à Dieu, l'homme s'est retrouvé soumis à une infinité de choses. En premier lieu, il est enfermé dans ce système. Il n’a d’autre choix que d’accepter de le faire grandir.
La société voulant oublier l’existence de Dieu n’a pas supprimé les croyances, elle en a simplement créé de nouvelles. Celui qui se prétend insoumis est en réalité le plus soumis de tous. La multiplication des croyances ésotériques montre que l’homme a besoin de repères. La quête de sens n'est devenue que lucrative et axée sur l'individu. Il est indispensable de mettre fin à ces fausses croyances et de remettre Dieu au centre de toute chose, afin de guérir une société souffrante.
Dans le même temps, les rayons dédiés à la spiritualité et à la religion diminuent tandis que ceux consacrés au développement personnel et à l'épanouissement individuel croissent. Cette tendance indique que plus une société s'éloigne de Dieu, plus elle semble rechercher des réponses à son mal-être. Cette quête de sens peut être mieux nourrie et satisfaite en recentrant l'attention sur Dieu. Il est plus que jamais nécessaire de rétablir cette connexion spirituelle pour remédier aux maux de la société. Le retour de la présence de Dieu au centre des préoccupations ne peut qu'apporter un apaisement et un sens plus profond à la vie individuelle et collective.
"France, fille aînée de l'Église, qu'as-tu fait des promesses de ton baptême ?"
Ce 1er juin 1980, le pape Jean Paul II nous interpelle sur les fondements de notre héritage spirituel et de notre relation à Dieu. Cette citation résonne comme un appel à la mémoire collective, une sonnette d'alarme pour rappeler l'essence même des engagements chrétiens et de leur oubli dans notre société moderne.
Ces mots révèlent l'histoire profonde de la France, une nation étroitement liée à ses racines chrétiennes. Cependant, au fil du temps, cette relation s'est perdue, reléguée au second plan derrière les impératifs économiques et les préoccupations matérialistes. La quête effrénée du profit et la priorité accordée à la productivité ont souvent pris le pas sur les valeurs de compassion, de justice sociale et de responsabilité environnementale, fondamentales pour la Foi chrétienne.
Cette interrogation du pape Jean-Paul II, bien qu'adressée spécifiquement à la France, transcende les frontières nationales. Elle nous invite tous, en tant que sociétés, à réexaminer nos propres engagements et à reconnaître les déviations de nos valeurs fondamentales.
Rétablir Dieu au centre de notre société revient à renouer avec ces promesses de notre baptême collectif, à retrouver la boussole morale et spirituelle qui doit guider nos actions. Cela implique un retour aux principes chrétiens de solidarité, de compassion envers les plus vulnérables et de respect envers la création divine.
La nécessité de restaurer cette connexion avec Dieu est donc urgente. Non seulement pour la France en tant que nation, mais pour toute société aspirant à un avenir plus juste, équilibré et respectueux de l'environnement. Elle nous appelle à redécouvrir et à réaffirmer ces principes fondamentaux pour construire une société basée sur la charité, la justice et la préservation de notre précieux héritage naturel."
En rallumant cette flamme spirituelle depuis trop longtemps éteinte, nous pouvons aspirer à un monde plus équilibré, où le bien commun se retrouve au cœur des préoccupations, où l'entraide et la justice prévalent, et où la préservation de l'environnement est une priorité incontestable.